L'intervention débute systématiquement par un diagnostic complet adapté à la
configuration. En grand ensemble, nous portons une attention particulière aux zones
de mitoyenneté et de circulation : murs mitoyens (zones proches des cloisons séparant les
logements), gaines techniques verticales (si accessibles depuis le logement), zones proches
du vide-ordures (si proximité immédiate), porte palière et son encadrement (espace sous la
porte, seuil, cadre).
Dans tous les types de logements, nous inspectons systématiquement : literie complète (matelas
toutes faces en soulevant draps et protège-matelas, sommier dessus et dessous, cadre de lit,
tête de lit si fixée au mur), plinthes sur l'ensemble du périmètre de chaque chambre (angles
et jonctions particulièrement), prises électriques et interrupteurs (pourtour et derrière les
caches si démontables facilement), fissures murales même minimes, espaces derrière radiateurs
et tuyauterie, mobilier de nuit (tables de chevet, commodes, tiroirs), textiles (rideaux,
coussins décoratifs, tapis de chambre), parquet ou moquette (interstices entre lames, ourlets
de moquette).
En maison pavillonnaire, nous inspectons toutes les chambres lors du diagnostic
initial, pas seulement celle où les piqûres ont été constatées. L'expérience montre qu'une
infestation détectée dans la chambre parentale s'est souvent déjà étendue aux chambres d'enfants
ou à la chambre d'amis, même si les occupants n'ont pas encore remarqué de piqûres (certaines
personnes ne réagissent pas aux piqûres pendant plusieurs semaines).
Le traitement repose prioritairement sur la vapeur sèche haute température (180°C).
Cette méthode physique neutralise instantanément les punaises adultes (insectes visibles de 4 à
7 mm de couleur brun-rouge), les nymphes (stades juvéniles de 1 à 4 mm plus clairs) et les œufs
(minuscules grains blancs de 1 mm) par choc thermique, sans aucun produit chimique. La vapeur
pénètre dans les coutures, les interstices, les fissures et détruit toutes les formes de punaises
présentes, y compris dans les zones difficiles d'accès.
Nous effectuons des passes lentes et méthodiques sur toutes les zones identifiées comme actives
ou à risque : coutures de matelas (nous insistons sur les ourlets, les boutons capitonnés, les
quatre coins), structure de sommier (lattes, pieds, cadre métallique ou bois, tissu de protection
dessous), cadre de lit et tête de lit (fixations, espaces entre le bois et le mur, rainures
décoratives), plinthes sur toute leur longueur (nous passons lentement pour que la vapeur pénètre
dans les espaces arrière), prises électriques (pourtour large), fissures accessibles dans les
murs, zones derrière radiateurs et tuyauterie, mobilier de nuit (intérieur des tiroirs, dessous
des tables de chevet).
Si la configuration du logement l'exige (fissures structurelles profondes, gaines techniques
verticales dans les immeubles, vide-ordures si proximité, espaces impossibles à atteindre avec
la vapeur), nous complétons par une application ciblée d'insecticides professionnels
à effet rémanent. Ces produits agissent pendant plusieurs semaines sur les punaises qui traversent
les zones traitées. En grand ensemble, cette application peut être particulièrement utile sur
les zones de mitoyenneté (espaces derrière les plinthes longeant les murs mitoyens, zones proches
des gaines verticales) pour créer une barrière contre les punaises provenant potentiellement de
logements voisins. Nous ne les utilisons jamais de manière préventive ou excessive : uniquement
là où la vapeur ne peut physiquement pas accéder.
En maison à étages, nous traitons systématiquement toutes les chambres lors de
la première intervention, même celles qui ne présentent pas encore de signes visibles. Cette
approche préventive évite une réinfestation rapide depuis une chambre adjacente où quelques
punaises seraient passées inaperçues lors de l'inspection initiale.
Un contrôle systématique à J+15 nous permet de valider l'évolution de la
situation. Ce délai correspond au cycle de reproduction complet des punaises : les œufs éclosent
en 6 à 14 jours selon la température ambiante. Si des œufs ont survécu au premier traitement
(cachés dans une fissure profonde, dans un espace inaccessible), les nymphes deviennent visibles
à ce moment-là. Si des punaises ont été réintroduites depuis un logement voisin (en habitat
collectif) ou depuis une chambre non identifiée initialement (en maison), elles sont détectables
lors de ce contrôle. En cas d'activité résiduelle, nous intervenons immédiatement avec un
traitement complémentaire ciblé, inclus dans notre prestation initiale dans le cadre de la garantie.