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Punaises de lit : quels départements et quelles régions sont les plus touchés ?

Publié le 25 octobre 2026
Carte de France des recherches Google sur les punaises de lit par département, de 2024 à 2026

Klinova Stop-Punaises publie le Baromètre des recherches sur les punaises de lit en France – Édition 2026. Il analyse les recherches Google consacrées aux punaises de lit dans les 96 départements de France métropolitaine, de janvier 2024 à septembre 2026. Les Bouches-du-Rhône arrivent en tête, devant la Lozère et la Seine-Saint-Denis, à égalité, puis Paris. Les quatre départements de Paris et de la petite couronne figurent parmi les sept premiers.

Ce baromètre mesure l’intérêt des internautes, pas le nombre d’infestations. Plusieurs autres indicateurs, dont l’enquête menée pour l’Anses, mettent toutefois en évidence l’Île-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Les chiffres clés du Baromètre 2026

  • Les Bouches-du-Rhône en tête. La part des recherches sur les punaises de lit y est environ deux fois plus élevée que dans le département médian.
  • Paris et la petite couronne dans le top 7. Seine-Saint-Denis, Paris, Val-de-Marne et Hauts-de-Seine.
  • Un haut de classement stable. Sept départements figurent dans le top 10 en 2024, en 2025 et en 2026. La Seine-Saint-Denis est 4e chaque année.
  • L’Île-de-France et PACA ressortent aussi dans l’enquête menée pour l’Anses, qui porte sur les infestations déclarées par les ménages.
  • Des palmarès instables pour les petits départements. Pour le quart le moins peuplé, le rang varie en médiane de 27,5 places en trois ans, contre 7,5 pour le quart le plus peuplé.
  • Un pic chaque mois d’août. En 2026, l’intérêt est revenu à son niveau de 2022, après le pic médiatique d’octobre 2023.

Ressources à réutiliser

Carte, courbe et données du Baromètre des recherches sur les punaises de lit en France – Édition 2026, réalisé par Klinova Stop-Punaises :

Carte en PNG · Carte en SVG · Courbe 2020-2026 en PNG · Données en CSV

Reprise libre avec la mention « Source : Baromètre Klinova Stop-Punaises 2026, d’après Google Trends » et un lien vers cette page. Merci d’écrire « recherches », et non « infestations ».

1. Le top 10 des départements

RangDépartementIndice 2024-2026
1Bouches-du-Rhône100
2Lozère¹79
2Seine-Saint-Denis79
4Paris77
5Val-de-Marne72
6Hauts-de-Seine70
7Rhône68
8Alpes-Maritimes63
8Hérault63
10Var61

¹ Département le moins peuplé de France : sa position est fragile (voir la section 3).

L’indice 100 correspond au département où la part des recherches est la plus élevée. Dans les Bouches-du-Rhône, cette part est environ deux fois celle du département médian ; dans les six départements suivants, elle est 1,4 à 1,7 fois plus élevée.

Un classement stable depuis 2024

Pour vérifier que ce classement ne dépend pas de la période choisie, nous avons aussi analysé chaque année séparément, de janvier à septembre. Sept départements figurent dans le top 10 les trois années. Leur rang, année par année :

Département202420252026
Bouches-du-Rhône122
Lozère811
Seine-Saint-Denis444
Paris263
Val-de-Marne495
Var656
Puy-de-Dôme10109

Les Bouches-du-Rhône ne quittent jamais les deux premières places, et la Seine-Saint-Denis est 4e chaque année. Les Hauts-de-Seine et le Rhône, 6e et 7e sur la période complète, n’entrent dans le top 10 que certaines années.

Sur l’ensemble des 96 départements, la corrélation de rang entre 2024 et 2026 atteint 0,79, sur une échelle où 1 signifierait un classement identique et 0 aucun lien : d’une année sur l’autre, les départements conservent pour l’essentiel leur position.

Ce classement n’est pas né avec l’emballement médiatique de l’automne 2023. Pour son rapport de 2023, l’Anses avait mesuré les mêmes recherches, avec les mêmes quatre termes, sur l’année 2022 : six de nos sept premiers départements figuraient déjà parmi les sept premiers. Seul le petit département changeait : la Creuse en 2022, la Lozère aujourd’hui.

La carte des 96 départements

Carte des 96 départements de France métropolitaine colorés selon l'indice de recherche Google sur les punaises de lit de 2024 à 2026. Groupe de tête : Bouches-du-Rhône, Lozère, Seine-Saint-Denis, Paris, Val-de-Marne, Hauts-de-Seine et Rhône.

Indice de recherche Google, janvier 2024 à septembre 2026. Plus la couleur est foncée, plus la part des recherches sur les punaises de lit est élevée dans le département.

Au-delà du top 10, deux départements voisins ne sont souvent séparés que d’un point. Nous les avons donc regroupés en quatre classes. Le deuxième groupe (indice de 55 à 64) réunit notamment la Corse-du-Sud, le Bas-Rhin, l’Isère, le Puy-de-Dôme et le Cantal. Les indices les plus bas se trouvent dans l’Ouest et le Sud-Ouest : Tarn-et-Garonne, Finistère, Vendée, Landes, Gers et Tarn.

Afficher les 96 départements

Groupe A : indice de 65 et plus. Groupe B : de 55 à 64. Groupe C : de 45 à 54. Groupe D : moins de 45. Classement par indice décroissant, puis par ordre alphabétique.

DépartementCodeIndice 2024-2026Groupe
Bouches-du-Rhône13100A
Lozère4879A
Seine-Saint-Denis9379A
Paris7577A
Val-de-Marne9472A
Hauts-de-Seine9270A
Rhône6968A
Alpes-Maritimes0663B
Hérault3463B
Var8361B
Corse-du-Sud2A59B
Bas-Rhin6758B
Cantal1558B
Isère3858B
Creuse2357B
Hautes-Alpes0557B
Puy-de-Dôme6357B
Alpes-de-Haute-Provence0456B
Ardèche0756B
Haute-Vienne8756B
Pyrénées-Orientales6656B
Allier0355B
Essonne9154C
Gard3054C
Haute-Loire4354C
Haute-Marne5254C
Loire4254C
Vaucluse8454C
Vienne8654C
Yvelines7854C
Haute-Corse2B53C
Val-d’Oise9553C
Aisne0252C
Côte-d’Or2152C
Seine-Maritime7652C
Aude1151C
Marne5151C
Seine-et-Marne7751C
Drôme2650C
Haute-Savoie7449C
Indre3649C
Indre-et-Loire3749C
Nord5949C
Saône-et-Loire7149C
Sarthe7249C
Eure2748C
Meurthe-et-Moselle5448C
Savoie7348C
Eure-et-Loir2847C
Lot4647C
Orne6147C
Aube1046C
Doubs2546C
Aveyron1245C
Gironde3345C
Haute-Garonne3145C
Haut-Rhin6844D
Loiret4544D
Oise6044D
Meuse5543D
Nièvre5843D
Vosges8843D
Ardennes0842D
Ariège0942D
Cher1842D
Loir-et-Cher4142D
Loire-Atlantique4442D
Pas-de-Calais6242D
Haute-Saône7041D
Ain0140D
Calvados1440D
Charente-Maritime1740D
Hautes-Pyrénées6540D
Manche5040D
Yonne8940D
Ille-et-Vilaine3539D
Jura3939D
Lot-et-Garonne4739D
Maine-et-Loire4939D
Mayenne5339D
Moselle5739D
Deux-Sèvres7938D
Somme8038D
Côtes-d’Armor2237D
Dordogne2437D
Morbihan5637D
Territoire de Belfort9037D
Charente1636D
Corrèze1936D
Pyrénées-Atlantiques6436D
Gers3235D
Landes4035D
Tarn8135D
Finistère2934D
Vendée8534D
Tarn-et-Garonne8233D

Les indices et les rangs de chaque année, ainsi que la population de chaque département, figurent dans le fichier CSV du baromètre.

2. L’Île-de-France et PACA : ce que disent les études

Google mesure une demande d’information. Pour savoir si elle reflète la réalité, nous l’avons comparée aux trois études disponibles. Plusieurs indicateurs mettent en évidence l’Île-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur, même si ces études mesurent des phénomènes différents : des infestations déclarées, des personnes touchées, des consultations médicales.

RégionAnses : infestations déclaréesIpsos 2021 : personnes touchéesSentinelles : consultationsBaromètre 2026 : recherches
Île-de-FranceRisque plus élevé (+7,5 points)29 % des personnes touchées pour 19 % de la population96 pour 100 000, proche de la moyenneParis et la petite couronne dans le top 7
Provence-Alpes-Côte d’AzurRisque plus élevé, avec la Corse (+7,2 points)Zone Sud-Est trop large pour conclure145 pour 100 000, 2e régionBouches-du-Rhône 1res, Alpes-Maritimes et Var dans le top 10
Auvergne-Rhône-AlpesPas d’écart significatifZone Sud-Est trop large pour conclure216 pour 100 000, 1re région, très incertainRhône dans le top 7
Nouvelle-AquitaineRisque plus élevé, résultat fragileSud-Ouest : 12 % pour 11 %50 pour 100 000, parmi les plus basCreuse et Haute-Vienne dans le 2e groupe, le reste plus bas

L’Île-de-France et PACA ressortent chacune dans trois de ces quatre indicateurs, mais aucune source ne permet, à elle seule, de classer les régions selon le nombre d’infestations. Auvergne-Rhône-Alpes arrive en tête des consultations médicales, pas des infestations déclarées à l’Anses.

Les infestations déclarées : l’enquête de l’Anses

Pour son rapport d’expertise de 2023, l’Anses a fait interroger par Ipsos 2 000 personnes, du 8 au 20 juillet 2022, dont 150 en outre-mer. 11,26 % des répondants déclarent une infestation à leur domicile entre 2017 et 2022 : 7,22 % une seule fois, 4,04 % plusieurs fois. Ces infestations sont déclarées, pas vérifiées : 49 % avaient été confirmées par un professionnel, 44 % identifiées par le répondant lui-même.

C’est la seule enquête qui permette de comparer les régions à profil égal. Par rapport à l’Occitanie, prise comme référence :

  • résider en Île-de-France augmente d’environ 7,5 points la probabilité de déclarer une infestation ;
  • résider en Provence-Alpes-Côte d’Azur ou en Corse, d’environ 7,2 points ;
  • résider en Nouvelle-Aquitaine, d’environ 7 points, mais ce résultat est statistiquement plus fragile ;
  • les autres régions, dont Auvergne-Rhône-Alpes, ne se distinguent pas de manière significative.

L’Anses y voit de « grands bassins d’infestation », sans descendre au niveau du département. Selon l’Agence, le niveau de revenu d’un foyer n’a pas de lien avec le fait d’être infesté, mais il joue sur la persistance de l’infestation. Le risque déclaré diminue avec l’âge et augmente dans les logements partagés et les logements étudiants.

Les personnes touchées : l’enquête Ipsos de 2021

Réalisée en ligne du 1er au 5 février 2021 auprès de 12 031 personnes pour la plateforme Badbugs, cette enquête estime que 7 % des Français, soit environ 4,7 millions de personnes, ont eu des punaises de lit chez eux depuis 2016. Sa répartition géographique est parlante :

ZonePersonnes touchéesPopulation adulte
Région parisienne29 %19 %
Sud-Est24 %24 %
Nord-Est21 %22 %
Nord-Ouest14 %23 %
Sud-Ouest12 %11 %

La région parisienne est nettement surreprésentée, le Nord-Ouest sous-représenté. L’écart est encore plus marqué pour l’agglomération parisienne, qui regroupe 27 % des personnes touchées pour 16 % de la population adulte (catégorie « Paris » de l’enquête, dont le poids correspond à l’agglomération et non à la seule ville). Les villes de 100 000 habitants et plus sont légèrement surreprésentées, avec 33 % des personnes touchées pour 30 % de la population. À l’inverse, les zones rurales ne comptent que 14 % des personnes touchées, pour 23 % de la population.

Attention à ne pas lire ces 29 % comme « 29 % des Franciliens infestés » : il s’agit de la part des Franciliens parmi les personnes touchées.

Les consultations médicales : le réseau Sentinelles

D’avril 2019 à mars 2020, le réseau Sentinelles (Inserm et Sorbonne Université) a estimé à 71 925 le nombre de consultations de médecine générale liées aux punaises de lit (intervalle de confiance de 60 606 à 83 244), soit 109 pour 100 000 habitants. Le taux montait à 196 pour 100 000 chez les 20-29 ans.

Les taux régionaux vont de 216 consultations pour 100 000 habitants en Auvergne-Rhône-Alpes à 19 dans les Pays de la Loire. PACA arrive 2e avec 145. L’Île-de-France, à 96, est proche de la moyenne nationale, mais c’est la deuxième région en nombre de consultations (environ 11 800 par an), du fait de sa population.

Ces chiffres régionaux sont très incertains : l’intervalle de confiance d’Auvergne-Rhône-Alpes va de 53 à 379. Les auteurs précisent que les écarts entre régions n’étaient pas évaluables, faute d’un nombre suffisant de médecins participants (de 5 en Corse à 31 en Île-de-France).

Une nouvelle étude, PULI 2, porte sur 2024-2025. Elle vise notamment à mesurer l’effet des Jeux olympiques et paralympiques de Paris. À notre connaissance, ses résultats n’étaient pas publiés en octobre 2026.

3. Pourquoi les palmarès départementaux trompent : le cas de la Lozère

La Lozère est 1re de nos extractions 2025 et 2026, et 2e ex æquo sur la période 2024-2026. Elle ne compte pourtant que 76 503 habitants : c’est le département le moins peuplé de France.

Dans un petit département, le classement est beaucoup plus instable. Sur trois ans, l’écart entre le meilleur et le moins bon rang atteint en médiane 27,5 places pour le quart des départements les moins peuplés, contre 7,5 pour le quart le plus peuplé. Les Hautes-Alpes passent ainsi de la 46e place en 2024 à la 3e en 2025, puis à la 34e en 2026.

Trois hypothèses peuvent expliquer la position de la Lozère. Aucune n’est démontrée.

  1. Les faibles volumes. Avec peu d’habitants, un petit nombre de recherches suffit à faire varier l’indice. Google indique en outre ajouter un léger bruit statistique à ses données pour protéger la confidentialité, plus visible sur les faibles volumes.
  2. Le tourisme et la randonnée. Selon l’Anses, la Lozère est le département qui compte le plus d’établissements touristiques par habitant, et le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (GR 65) la traverse. Or une recherche est comptée là où elle est faite : celles des randonneurs et des vacanciers s’ajoutent à celles des habitants. Six des dix départements les mieux dotés en établissements touristiques par habitant figurent d’ailleurs dans nos deux premiers groupes, qui ne réunissent que 22 départements sur 96. Comme ces départements sont souvent peu peuplés, cette piste et la précédente se cumulent sans qu’on puisse les séparer.
  3. Un événement local dans un établissement ou dans la presse locale suffirait à faire grimper les recherches. Nous n’en avons pas trouvé trace.

Rien ne permet donc de dire que la Lozère est « le département le plus infesté de France ». C’est celui où la part des recherches sur les punaises de lit a été la plus élevée en 2025 et en 2026, pour des raisons que les données ne permettent pas de trancher. Méfiez-vous des palmarès qui placent un petit département en tête sans le signaler.

4. Un pic chaque été, un intérêt revenu au niveau de 2022

Courbe mensuelle des recherches « punaise de lit » en France de 2020 à 2026 : pic à 100 en octobre 2023, pics estivaux en août à 19 en 2024, 15 en 2025 et 13 en 2026.

Indice mensuel Google Trends du terme « punaise de lit » en France, 100 = octobre 2023.

Les recherches ont culminé en octobre 2023, au plus fort de l’emballement médiatique, avant de retomber dès novembre.

De 2020 à 2026, le mois le plus recherché de l’année est août, à une exception près : 2023, quand le pic médiatique d’octobre a dépassé tout le reste. En 2021, août est à égalité avec septembre. Chaque année, les recherches augmentent à partir de mai ou de juin, culminent en août, puis redescendent à l’automne. Les voyages figurent parmi les facteurs de risque relevés par l’Anses : la hausse estivale est cohérente avec cette piste, sans la démontrer.

Depuis 2024, l’intérêt décline. Sur les quatre formes de recherche réunies, la moyenne de janvier à septembre a baissé de 22 % entre 2024 et 2026, dont 4 % seulement entre 2025 et 2026. En 2026, l’intérêt est revenu à son niveau de 2022 (moyenne de janvier à septembre de la courbe ci-dessus), un peu au-dessus de 2020 et 2021.

Ces courbes mesurent l’intérêt du public, pas le nombre d’infestations. Leur baisse depuis 2024 peut refléter un moindre écho médiatique autant qu’un recul réel du problème.

5. Le classement des villes de 2023 ne repose sur aucune étude

À l’automne 2023, de nombreux articles ont publié un classement des « villes les plus infestées » : Marseille, Nice, Paris, Lyon, Toulouse. Dans l’un d’eux, publié par Econostrum le 2 octobre 2023, la première place de Marseille repose sur un site internet spécialisé, sans étude citée, et aucune source n’est donnée pour les quatre autres villes. La seule étude mentionnée, celle du réseau Sentinelles, classe des régions.

À notre connaissance, aucune étude publique ne classe les villes françaises selon leur nombre d’infestations. Google ne le permet pas non plus : à l’échelle des villes, seules 50 sur 200 disposent d’un indice exploitable pour la recherche « punaise de lit » de 2020 à 2026.

6. Paris et l’Île-de-France

Les quatre départements de Paris et de la petite couronne appartiennent tous au groupe de tête : Seine-Saint-Denis (79), Paris (77), Val-de-Marne (72) et Hauts-de-Seine (70). La grande couronne se situe un peu au-dessus de la médiane nationale (47,5), sans se détacher : Essonne et Yvelines à 54, Val-d’Oise à 53, Seine-et-Marne à 51.

Les deux enquêtes auprès des ménages vont dans le même sens : risque d’infestation déclaré plus élevé selon l’Anses, et 29 % des personnes touchées pour 19 % de la population selon Ipsos. Le taux de consultations médicales y était en revanche proche de la moyenne nationale en 2019-2020.

Un indice départemental ne dit rien de votre immeuble ou de votre quartier : une infestation se confirme par une inspection, pas par une statistique.

7. Que faire en cas de doute ?

  • Identifiez l’insecte. Pour l’Anses, c’est la première étape avant tout traitement. Cherchez des insectes bruns et aplatis de la taille d’un pépin de pomme, des petites taches noires sur les coutures du matelas et des mues.
  • N’achetez pas d’insecticide au hasard. De 2007 à 2021, les centres antipoison ont recensé 1 056 intoxications liées aux produits utilisés contre les punaises de lit, dont douze graves et un décès.
  • Privilégiez les méthodes non chimiques, comme le recommande l’Anses. Pour la literie, une housse intégrale de matelas et de sommier limite les cachettes.
  • Choisissez un professionnel certifié. Depuis 2015, un désinsectiseur doit détenir le certificat individuel Certibiocide. Demandez son numéro avant de signer un devis.
  • Consultez la source officielle : le site stop-punaises.gouv.fr et la ligne d’information du gouvernement, le 0 806 706 806.

À Paris et en Île-de-France, nous intervenons selon un protocole en plusieurs étapes : préparation, traitement, puis contrôle. Voir nos zones d’intervention et notre FAQ.

8. Méthode du baromètre

Afficher la méthode et les limites
  • Requête : Google Trends, France, toutes catégories, recherche sur le Web. Recherche groupée « punaise de lit + punaises de lit + puce de lit + puces de lit », termes saisis sans guillemets, comme l’avait fait l’Anses. Le singulier représente environ deux tiers de ces recherches, le pluriel un cinquième, les formes « puce(s) de lit » environ 12 %.
  • Périodes : du 1er janvier 2024 au 30 septembre 2026 pour la carte et le classement ; de janvier à septembre de chaque année pour les comparaisons annuelles. Extraction d’octobre 2026, 96 départements métropolitains.
  • Lecture : Google divise les recherches correspondant aux termes par le total des recherches du département, puis ramène le département le plus élevé à 100. Un indice de 79 ne signifie ni 79 % d’habitants concernés, ni 79 % d’infestations.
  • Classes et rangs : seuils de 65, 55 et 45 points. Deux départements à égalité partagent le même rang. La corrélation de rang citée est celle de Spearman, calculée sur les 96 départements.
  • Limites : les données reposent sur un échantillon de recherches, auquel Google ajoute un léger bruit statistique. Une nouvelle extraction peut donner des valeurs un peu différentes, surtout pour les départements peu peuplés. C’est pourquoi, au-delà du top 10, nous raisonnons par groupes plutôt que par rangs.
  • Population : Insee, populations municipales 2022.
  • Études citées : voir la section 2 et la liste des sources.

Questions fréquentes

Quel est le département le plus touché par les punaises de lit ?

Aucune source officielle ne recense les infestations par département. Dans le Baromètre 2026 des recherches Google, les Bouches-du-Rhône arrivent en tête sur 2024-2026. Pour les infestations déclarées, l’Anses relève un risque plus élevé en Île-de-France et en PACA, au niveau régional.

Le département où l’on cherche le plus est-il le plus infesté ?

Pas nécessairement. Une recherche peut venir d’une inquiétude, d’une actualité, d’un voyage ou d’une confusion avec un autre insecte. Dans les départements peu peuplés, un petit nombre de recherches suffit en outre à faire varier fortement l’indice.

Pourquoi la Lozère arrive-t-elle en tête des recherches ?

La Lozère est 1re en 2025 et en 2026, mais 2e ex æquo sur la période cumulée 2024-2026. C’est le département le moins peuplé de France et, selon l’Anses, celui qui compte le plus d’établissements touristiques par habitant. Les faibles volumes de recherche et les recherches des voyageurs peuvent l’expliquer. Rien ne montre que la Lozère soit plus infestée qu’ailleurs.

Paris est-il particulièrement touché ?

Paris et la petite couronne figurent tous dans le top 7 des recherches, et l’Île-de-France présente un risque d’infestation déclaré plus élevé dans l’enquête de l’Anses. Le taux de consultations médicales y était en revanche proche de la moyenne nationale en 2019-2020.

Existe-t-il des chiffres officiels par ville ?

Non. Les classements de villes publiés en 2023 ne reposent sur aucune étude identifiable, et les données Google sont trop lacunaires à l’échelle des communes.

Sources

Réutilisation des données et graphiques

Les graphiques originaux, les analyses et les contributions originales au jeu de données du Baromètre Klinova Stop-Punaises 2026 sont mis à disposition sous licence Creative Commons CC BY 4.0, sous réserve des droits applicables aux éléments provenant de sources tierces.

Vous pouvez les reproduire et les adapter, y compris à des fins commerciales, dans le respect des conditions de cette licence.

Attribution recommandée : Source : Klinova Stop-Punaises, Baromètre des recherches sur les punaises de lit en France, édition 2026, d’après Google Trends.

Étude originale : https://stop-punaises.fr/blog/punaises-de-lit-departements-regions-plus-touches

Les données Google Trends restent soumises aux conditions d’utilisation de Google. Les éléments cartographiques tiers, le cas échéant, restent soumis à leurs licences respectives.

Le texte intégral de l’article n’est pas couvert par cette autorisation de réutilisation.

À propos de l’auteur

Article rédigé par Klinova Stop-Punaises (KLINOVA), entreprise privée de désinsectisation intervenant à Paris et en Île-de-France, sans lien avec le site d’information gouvernemental stop-punaises.gouv.fr.

Notre dirigeant est titulaire du certificat individuel Certibiocide n° N093058, délivré par le Ministère de la Transition écologique, et de la certification CertiPunaise+ (IZIpest / Chambre Syndicale 3D). Les calculs, la carte et les données du baromètre ont été réalisés par nos soins à partir de sources publiques. Comme nous intervenons en Île-de-France, nous avons veillé à ne pas surinterpréter les chiffres franciliens.

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